Muscu PPL : le programme push pull legs expliqué, avec exemples de semaines

Vue de dos d'un homme musclé assis sur un banc de musculation dans une salle de sport, entouré d'haltères.

Vous allez à la salle plusieurs fois par semaine, sans savoir quoi faire ce jour-là. Faut-il commencer par les pectoraux, le dos ou les jambes ?

Cet article vous explique le programme PPL, comment le répartir sur trois, quatre ou six jours, et s’il vaut mieux qu’un split ou un full body.

Qu’est-ce que le PPL en musculation ?

PPL veut dire push, pull, legs, soit poussée, tirage et jambes. Chaque séance regroupe les muscles qui travaillent ensemble : pectoraux, épaules et triceps pour la poussée, dos, biceps et arrière d’épaules pour le tirage.

Le nom fait sérieux, mais ce n’est qu’un rangement. Les jambes forment la troisième famille : quadriceps, ischio-jambiers, fessiers et mollets.

Un homme allongé sur un banc effectue un développé couché avec une barre chargée dans une salle de sport.
En regroupant les muscles qui travaillent ensemble, le PPL organise les exercices autour des mouvements de poussée, de tirage et de jambes.

Pour l’intérieur de la cuisse, voyez les exercices pour les adducteurs. Si vous courez aussi, la page course à pied et musculation montre comment combiner les deux sans vous blesser.

Si vous n’avez que deux ou trois séances par semaine, préférez un full body : chaque muscle y est travaillé plus souvent.

Les séances push, pull et legs, exercice par exercice

Séance push

Un exemple de séance push compte six exercices, du mouvement de base aux exercices plus ciblés :

  • Développé couché à la barre : 4 séries de 6 à 8 répétitions.
  • Développé épaules : 3 séries de 8 à 10 répétitions.
  • Développé incliné aux haltères : 3 séries de 10 à 12 répétitions.
  • Élévations latérales : 3 séries de 12 à 15 répétitions.
  • Extensions triceps à la poulie : 3 séries de 12 à 15 répétitions.
  • Extensions triceps au-dessus de la tête : 3 séries de 12 à 15 répétitions.
À lire aussi :  Votre programme de musculation en salle pour femme en 2026
Les premiers mouvements se font sur 6 à 8 répétitions, les derniers sur 12 à 15, avec des repos plus longs sur les mouvements lourds.
La séance passe d’une fourchette basse sur les premiers mouvements à une fourchette plus élevée sur les derniers.

Séance pull

Pour la séance pull, enchaînez les tirages, l’arrière d’épaule et les bras, et si vos paumes souffrent, voyez comment soigner les ampoules aux mains :

  • Rowing barre : 4 séries de 6 à 8 répétitions.
  • Tractions ou tirage vertical : 3 séries de 8 à 10 répétitions.
  • Tirage horizontal à la poulie : 3 séries de 10 à 12 répétitions.
  • Face pull : 3 séries de 15 à 20 répétitions.
  • Curl haltères ou curl marteau : 3 séries de 10 à 12 répétitions.

Séance legs

Une séance jambes de l’exemple commence par le squat, puis enchaîne les exercices plus légers :

  • Squat barre : 4 séries de 6 à 8 répétitions.
  • Soulevé de terre roumain, qui travaille les cuisses arrière et les fessiers : 3 séries de 8 à 10 répétitions.
  • Presse à jambes : 3 séries de 10 à 12 répétitions.
  • Leg curl : 3 séries de 10 à 12 répétitions.
  • Fentes marchées : 3 séries de 12 répétitions par jambe.
  • Mollets debout : 4 séries de 15 à 20 répétitions.
  • Programme débutant : squat et soulevé de terre passent à 3 séries de 5 répétitions chacun, au lieu des volumes ci-dessus.

Exemples de semaine sur 3, 4 et 6 jours

Programme sur 3 jours

Pour débuter, voici une semaine simple sur trois jours :

  • Lundi : séance push, pour les pectoraux, les épaules et les triceps.
  • Mercredi : séance pull, pour le dos et les biceps.
  • Vendredi : séance legs, pour les cuisses, les fessiers et les mollets.
  • Un jour sans entraînement sépare chaque séance, et chaque famille n’est travaillée qu’une fois dans la semaine.
  • Dans chaque séance, le squat ou le développé passent en premier, avant les exercices d’isolation qui ciblent un seul muscle.

Programme sur 4 jours

Sur quatre jours, la semaine s’organise ainsi :

  • Lundi : push, pour les pectoraux, les épaules et les triceps.
  • Mardi : pull, pour le dos et les biceps.
  • Mercredi : repos, pour laisser les muscles récupérer.
  • Jeudi : legs, pour les cuisses, les fessiers et les mollets.
  • Samedi : une quatrième séance, en push une semaine puis en pull la semaine suivante. Les jambes, elles, ne sont travaillées qu’une fois par semaine.

Programme sur 6 jours

Sur six jours, le cycle tourne deux fois dans la semaine, donc chaque séance de tirage revient aussi deux fois, avec un risque d’ampoules aux mains à surveiller :

  • Lundi, mardi et mercredi : push, pull puis legs, avec six exercices par séance.
  • Jeudi, vendredi et samedi : le même cycle reprend dans le même ordre.
  • Dimanche : repos complet, pour laisser les muscles récupérer avant le lundi.
À lire aussi :  Articulation qui craque en musculation, est-ce grave ?

Le PPL est-il efficace pour prendre du muscle ?

Un PPL peut servir à prendre du muscle si le volume de travail est adapté et si vous vous entraînez régulièrement. Le mot PPL, à lui seul, ne fait rien pousser.

Les recommandations visent environ 10 séries par semaine et par groupe musculaire. Un PPL sur trois jours ne touche chaque famille qu’une fois, alors qu’il faut au moins deux fois par semaine pour les grands groupes.

Avant de choisir votre programme PPL, cochez ce qui vous concerne
Les questions à vous poser pour trouver le format qui vous convient

Trois jours suffisent pour débuter, six exigent du temps libre pour récupérer.

Le niveau détermine le volume de séries et la charge à choisir.

Laissez au moins 48 heures entre deux séances qui travaillent le même groupe.

La récupération compte autant que les séries pour progresser.

Pour les grands groupes, il faut au moins deux passages par semaine.

Un planning écrit rend la régularité plus facile à tenir.

Une méta-analyse de 14 études (392 personnes) ne trouve pas de grosse différence entre split et full body à volume égal. Ça ne tranche pas pour le PPL, mais ça calme le débat.

Le meilleur format est celui que vous tenez des mois, alors commencez par lui. Pour les séances push, revoyez la technique des pompes.

PPL, full body, split ou Arnold split : comment choisir ?

Le full body

Le format change surtout la façon de répartir le travail, comme le montre ce tableau.

À lire aussi :  Un taux de CPK élevé après la musculation est-il vraiment normal ?
CritèreFull bodyPPLSplitArnold split
Répartition du travailGrands groupes musculaires à chaque séancePoussée, tirage, jambesZones musculairesAssociations de groupes musculaires
Fréquence par musclePlusieurs fois par semaineUne fois en 3 jours, deux fois en 6 joursSelon le programmeSelon le programme
Nombre de joursTrois séances3 ou 6 joursSelon le programmeSelon le programme

Le split par groupes musculaires

Dans un split classique, chaque séance travaille une ou plusieurs zones musculaires : pectoraux et triceps, dos et biceps, puis jambes. Le principe est simple à suivre, oui.

Mais la répartition précise dépend du programme, et c’est là qu’il faut regarder de près.

Un plan peut faire travailler les pectoraux deux fois par semaine, un autre une seule fois. Avant de vous engager, comptez combien de fois chaque zone revient.

L’Arnold split

L’Arnold split associe pectoraux et dos, puis épaules et bras, puis jambes. Six séances répètent ces trois blocs deux fois, donc chaque bloc revient deux fois.

Ce rythme demande six séances par semaine, donc du temps libre. Si votre emploi du temps n’en laisse que trois ou quatre, ce format ne tiendra pas longtemps.

Le repos compte autant que les séries : la sieste peut aider à mieux récupérer entre deux séances. Avec un planning chargé, prenez plutôt le PPL sur trois jours.

Progresser dans un PPL : répétitions, charge et repos

Gardez la même charge tant que vous n’atteignez pas le haut de la fourchette. Pour 3 séries de 8 à 10, partez de 8. Quand les 3 séries tiennent 10, montez le poids.

Si vous débutez, commencez léger. Voyez la charge à choisir selon votre poids. Dans l’exemple, la hausse est de 2,5 kg pour le haut du corps et 5 kg pour le bas.

Gardez au moins 48 heures entre deux séances du même groupe musculaire.

Si vos séances deviennent trop dures à tenir, baissez le volume plutôt que de forcer. Si vos charges stagnent, voyez comment relancer votre progression.

Commencez à trois séances par semaine, et passez à six seulement si votre récupération suit.

Retenez l’essentiel : le PPL n’est qu’un rangement des muscles en trois familles. Le nombre de séances que vous tenez vraiment compte plus que le nom. Si vous débutez, trois jours suffisent pour commencer.

Votre prochain pas : notez vos trois prochaines séances dans votre agenda, jour par jour, puis allez à la salle. Puis regardez si la récupération suit.

Rémi Lascobart
Passionné de sport et amoureux de la côte vendéenne, Marc a dirigé Espace Form avec l'obsession de l'évolution. Il a vu le fitness passer du "bodybuilding" au "sport-santé" et a su adapter son club à ces nouvelles attentes.

En savoir plus

Haltères et banc de musculation à côté d'une planche d'aliments sains et variés sur un sol en béton.

Musculation sans complément alimentaire, est-ce possible ?

En bref Oui, vous pouvez prendre du muscle sans complément alimentaire, à condition de manger assez de protéines dans vos repas ordinaires. Viser environ ...
Aliments sains, haltère et bouteille d'eau sur une table en bois dans une cuisine ensoleillée.

Calculer votre métabolisme de base pour la musculation

En bref Calculez votre MB avec la formule de Mifflin-St Jeor : pour un homme de 30 ans, 80 kg et 180 cm, cela donne 1 805 kcal par ...
Une table avec un shaker de protéines, des aliments, un haltère et une échographie de bébé devant une fenêtre.

Protéines de musculation et fertilité : que sait-on vraiment ?

En bref Non, la whey et les protéines alimentaires n’ont pas été établies comme nuisibles à la fertilité. Les stéroïdes anabolisants et la testostérone, ...

Laisser un commentaire